octobre 2023

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[La mercerie Echizenya à Tokyo]

Connaissez-vous la mercerie Echizenya ? Si vous aimez broder, vous en avez sûrement entendu parler.

Echizenya est un magasin spécialisé dans la mercerie qui existe depuis 1865. En ce qui concerne les fils à broder, on y trouve non seulement ceux des fabricants japonais, mais aussi des marques étrangères rares, et j'apprécie le fait qu'il y ait une large gamme de couleurs disponibles, ce qui me permet de les voir et de les acheter sur place. En tant qu'amoureuse des fils et des couleurs, lorsque j'entre dans le magasin, je suis dans un état d'extase.

Echizenya, situé à l'intersection des rues Yaesu et Chuo, en face de la sortie Yaesu de la gare de Tokyo, a une longue histoire, qui a commencé lorsqu'un samouraï de l'actuelle préfecture de Fukui, à Echizen (d'où vient le nom du magasin), a commencé à fabriquer des Sanada-himo comme accessoires de kimono. Le sanada-himo est un cordon plat et épais, fait de fils de coton épais, dont le nom viendrait de l'envloppe de la poignée de sabre utilisée par le seigneur de guerre Sanada Masayuki (1547-1611). Il a été utilisé par la suite comme cordon pour les casques et pour fermer les boîtes en paulownia pour les ustensiles de thé, car il était durable et ne s'effilochait pas facilement. Il a également été utilisé pour la fabrication d'accessoires pour les kimonos japonais, tels que les ceintures obi et les cordons obijime. À l'ère Meiji (1868-1912), Echizenya a commencé à fournir à l'armée et à la marine impériales des accessoires pour les uniformes, des broderies, des soufflets, des boutons, etc., ainsi que des cordes pour les sabres militaires, et son nom aurait été inclus dans le classement des marchands de fils de Tokyo à l'ère Meiji, ce qui prouve à quel point il a été important.

Le bâtiment dans lequel se trouve le magasin Echizenya, avec son aspect un peu à l'ancienne, a également une histoire. La "nouvelle construction du bâtiment Echizenya" en 1951 a été de loin le plus grand bâtiment des 50 plus grands bâtiments en construction à Tokyo pendant la période de la ruée des constructions de bâtiments juste après la Seconde Guerre mondiale. C'est un bâtiment en béton armé à ossature en acier, avec deux niveaux de sous-sol, huit étages au-dessus du sol et une surface totale de 5160 m². C'est un bâtiment avec des murs extérieurs carrelés, partiellement recouverts de blocs de verre et de la pierre utilisée pour le bâtiment du Parlement. À l'époque, comme il n'y avait pas de grues à tour et les deux étages du sous-sol ont été creusés à la main. Le deuxième sous-sol était équipé d'un "News Film Theatre" de 50 places qui projetait des films d'actualité et des films d'animation Disney, ce qui était rare à l'époque. Depuis, le magasin s'est transformé au fil du temps, avec l'organisation de défilés de mode et la rentrée et la sortie de nouvelles boutiques.

Le quartier de la gare de Tokyo a récemment été complètement transformé par des travaux de réaménagement, mais il est agréable de s'y promener en connaissant l'histoire qui s'y rattache. Les vitrines du rez-de-chaussée de cette mercerie sont toujours décorées d'objets artisanaux et de broderies du monde entier. Peut-être n'est-ce n'est pas à la pointe de la mode, mais cela vous donnera envie de vous y arrêter et de ressentir l'ambiance chaleureuse de l'endroit. Enfin l'automne, est une bonne période de l'année pour le visiter.

Le bâtiment de Echizenya
https://maps.app.goo.gl/QvBunmtFCofZKYHR7
Notre showroom de Ginza
https://www.shokunin.com/fr/showroom/ginza.html
Ciseaux de style japonais de Banshu Hamono
https://www.shokunin.com/fr/banshu/nigiri.html

Références
https://www.echizen-ya.co.jp/index.html
https://www.kajima.co.jp/gallery/kiseki/kiseki40/index-j.html

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[La pâtisserie traditionnelle japonaise]

Les "jo-namagashi" saisonniers, joliment colorés font partie de la pâtisserie traditionnelle japonaise qui ont cette particularité qu'elles ont une à une un nom et sont fabriquées à la main par des artisans. Ces petits gâteaux, qui sont exposés comme de précieux trésors dans les vitrines des pâtissiers japonais de style traditionnel, ravissent nos yeux par la diversité de leurs formes et de leurs motifs et contribuent à enrichir la pause thé. Ces Jou-nama-gashi, également connus sous le nom de "nerikiri", sont des pâtisserie dites "kacho-fugetsu" (fleur, oiseau, vent et lune) - elles expriment les changements de saison et les magnifiques paysages naturels du Japon - et ont été développées à partir de la période Edo (1603-1868).

L'histoire de la pâtisserie japonaise remonte à la période Jomon, lorsque les baies et les fruits sauvages étaient consommés comme en-cas, et l'on pense que la forme originelle de la pâtisserie est née en utilisant de la farine de noix. Au cours de la période Yayoi, les gâteaux de riz et les boulettes ont commencé à être fabriqués, et finalement, au cours de la période Heian (794-1185), on voit apparaître des pâtisseries portant des noms à la mode tels que "Tsubaki mochi" et "Aosashi" dans le Dit du Genji. Les pâtisseries de la période Heian étaient principalement fabriquées comme offrande à la cour impériale.

Au cours de la période Muromachi (1336-1573), le "chanoyu", ou les cérémonies du thé telles que nous les connaissons aujourd'hui, sont devenues populaires principalement dans la société des samouraïs. Plus tard, lorsqu'un style de cérémonie du thé appelé "wabicha" a été établi par Sen no Rikyu, qui a été actif de la période des États combattants à la période Azuchi-Momoyama, des pâtisseries pour la cérémonie du thé ont été mises au point. Les archives montrent que celles de cette période avaient un goût différent des modernes, comme le varech, les châtaignes grillées, les petites pommes de terre, les kakis et le senri-mochi, mais la généralisation du sucre a entraîné un changement majeur.

Vers le milieu de la période Edo, le huitième shogun, Tokugawa Yoshimune, a encouragé la production de sucre, ce qui a entraîné une augmentation spectaculaire de l'autosuffisance nationale en sucre. Les pâtisseries de Kyoto et les jou-nama-gashi d'Edo ont développé leurs modèles dans le cadre d'une compétition entre ces deux villes. Les villes-portes et les villes-châteaux de tout le pays ont également développé leurs propres pâtisseries de type japonais (wagashi) régionaux, et bon nombre des wagashi consommés aujourd'hui ont été introduits dans le monde au cours de la période d'Edo. Les wagashi de cette époque étaient magnifiquement conçus grâce au sens délicat de la beauté des Japonais, comme en témoignent les livres d'échantillons de pâtisseries tels que Onmushigashizu.

Les wagashi aux motifs de fleurs, d'oiseaux, de vent et de lune ou de scènes d'histoires semblent contenir de nombreuses histoires et scènes, même s'ils sont si petits et qu'ils tiennent dans la paume de la main. Dégustez-les avec vos asssiettes préférées, en fonction de l'image que vous donne le design et la marque de la pâtisserie.

Petite asssittte de Appi Urushi Studio
https://www.shokunin.com/fr/appi/plate.html
Petites fourchettes de Azmaya
https://www.shokunin.com/fr/azmaya/himefork.html
Bâtonnet de Miyamoto Shoko
https://www.shokunin.com/fr/miyamoto/wayouji.html
Plateau tissé avec du bois d'Akebia de Yama No Katachi
https://www.shokunin.com/fr/yamanokatachi/akebi.html

Références
https://www.maff.go.jp/j/keikaku/syokubunka/culture/wagohan/articles/2302/spe14_01.html
https://ja.wikipedia.org/wiki/%E5%92%8C%E8%8F%93%E5%AD%90
http://www.wagashi.or.jp/monogatari/shiru/rekishi/
https://www.omotesenke.jp/chanoyu/7_8_1a.html
https://dl.ndl.go.jp/pid/2551487/1/30 (Collection numérique de la Bibliothèque nationale de la diète)

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[Poêle à frire en aluminium de Nakamura Douki Seisakusho a été ajouté]

Beaucoup des poêles à frire en aluminium sont utilisées dans les cuisines des restaurants. Ne vous est-il pas arrivé d'admirer la poêle à frire argentée suspendue, la main qui avec dextérité fait tourner les pâtes dans la sauce ?

Ce n'est pas pour rien que les professionnels sont tous d'accord que les poêles à frire en aluminium sont faites pour les pâtes. L'aluminium est un excellent conducteur thermique, ce qui permet d'augmenter ou d'abaisser facilement la température de la poêle en réglant le feu. Il permet de transférer rapidement les variations de puissance thermique aux aliments, par exemple en transmettant l'arôme de l'ail à l'huile d'olive à feu doux ou en éliminant d'un seul coup l'humidité des aliments à feu vif. Il fait évaporer facilement lorsqu'on y ajoute de l'eau bouillante ou du vin, ce qui en fait un excellent moyen d'ajuster la densité des sauces pour pâtes. Enfin, le revêtement argenté de la poêle présente l'avantage de permettre de voir facilement les changements de couleur des aliments au cours de la cuisson. *Ses points faibles sont que la casserole ne peut pas être utilisée avec des températures trop élevées et que les aliments qui sont cuits dedans ont tendance à attacher.

Ces poêles à frire en aluminium, légères et faciles à manipuler, sont fabriquées par Nakamura Douki Seisakusho, un fabricant de casseroles et de poêles depuis quatre générations dans le centre de Tokyo. Expérimentez la facilité d'utilisation pour préparer les pâtes pour une ou deux portions.

Poêle à frire en aluminium de Nakamura Douki Seisakusho
https://www.shokunin.com/fr/nakamuradouki/fryingpan.html